Penang & Fin de la Malaisie

Il semblerait qu’une faute de manipulation ait occasionné la suppression totale de l’article sur Penang, et ce à peine quelques heures après sa mise en ligne… Youpi. Je vais donc tâcher de le re-écrire pour les autres lecteurs…

Mardi 12 janvier 2016.

Comme prévu, nous nous dirigeons désormais vers l’Ile de Penang, tout au Nord Ouest de la Malaisie, dont on nous vante depuis notre arrivée l’identité culturelle au sens large, la gastronomie en particulier et quelques paysages sublimes. Nous sommes aussi prévenus que la côté Est de l’île est reliée au continent par 2 ponts d’une dizaine de kilomètres. Super pratique pour notre Nestor bien entendu, mais surtout pratique pour les promoteurs et autres amateurs de tractopelles, qui en ont profité pour sur-exploiter cette côte Est dont nous apperçevons déjà des dizaines de bulidings le pont à moitié franchi.

P1000167

 

Au nord de cette côte ; Georgetown, la principale ville de l’ile, au Sud ; Bayan Lepas, l’aéroport. Résultat de l’opération, 1.6M d’habitants.

penang-escape-theme-park-location-map

En voyageurs avertis, nous décidons immédiatement de longer la côté Est en direction du Nord Ouest entre Batu Ferringhi – 15 km de sable fin bordés de Resort destinés à une clientèle Moyen Orientale –  et Teluk Bahang – petite village de pêcheur accollé au Pinang Taman Negara (Parc National). Emportés par notre enthousiasme, et avides de trouver le lieu de bivouac idéal – entre plage de rêve, décor autenthique et eau cristalline – nous nous engouffrons dans le petit village de pêcheur, qui va s’avérer être le théatre de l’évenement que nous attendions tous… Le premier accrochage de Nestor pour cause de “Porte-à-faux non maitrisé”.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, un petit rappel de l’univers du camping car pour le lecteur néophyte, que j’étais il y a encore très peu de temps. Le camping car dit “à Capucine”, est constitué d’une cellule (partie habitable) fixée sur un camion porteur (Ford Transit en l’occurence). Mais, les constructeurs ayant finement manoeuvrés auprès des instances publiques concernées, il n’est pas nécéssaire d’un permis poids lourd pour le conduire, un permis de voiture standard (permis B) est suffisant.

Et ce que nous ne connaissons pas dans nos auto-écoles, c’est la notion de porte-à-faux. Kesako? En très simple, c’est comme si vous trainiez une queue de baleine derrière votre voiture, et lorsque vous tournez à droite, votre queue de baleine se déporte vers la gauche. En l’occurence, la queue de baleine de Nestor elle est longue mais surtout elle fait 2,80m de haut, de sorte que même votre rétroviseur ne la voit pas. Encombrant. D’autant plus lorsque vous vous promenez dans un tout petit village de pêcheurs aux préaux métalliques installés à “hauteur-asiatique”, l’opération devient plus que périlleuse.

Bref, une fois n’est pas coutume, en voulant laisser passer un véhicule, nous nous retrouvons avec l’arrière gauche de Nestor littéralement empalé dans le préau d’un pêcheur, à tel point qu’un quelconque mouvement de notre part aggraverait la situation.

 

P1000170

En très peu de temps, notre camping car encorné devient – à très juste titre – l’attraction de tout le village, où une trentaine de pêcheurs se lancent dans toutes sortes de recommandations personnelles ; « Tournez à gauche toute / Lentement à droite / Reculez d’un coup sec / Saut de cabri twisté. » Bref, que des permis B.

Je demande alors l’autorisation au propiétaire du préau de découper une partie de son toit à la scie circulaire pour libérer Nestor, ce qu’il accepte de bonne grace. Coup de bol (enfin!), un mécano travaille dans la maison d’en face, et se lance dans l’opération avec engouement.

P1000169

 

20 minutes, plus tard, Nestor sort du bloc – libéré – et tous les villageois retournent vaquer à leurs occupations.

Nous dédommageons alors le propriétaire qui, pas rancunier pour un sou, nous donne le conctact d’un de ses amis garagiste de GeorgeTown pour restaurer Nestor.  Nous nous y rendons immédiatement, et nous retrouvons en effet chez Mr Ho, carrossier à l’atelier semi louche, qui partage son terrain avec une usine de recyclage (version 0.0.1). Exotique. Le devis négocié, nous y repassons le lendemain pour superviser un travail de 4 heures de haute volée, qui nous permet de repartir avec un camping car brillant comme un sou neuf.

Dans l’intervalle, nous avons trouvé notre bivouac à proximité du village de pêcheur incriminé, juste au bord de l’eau. Nous sommes seuls au Monde, de quoi nous remonter le moral. Un seul défaut, l’eau est assez loin d’être cristalline. Il serait criminel de notre part d’y voir comme explication l’absence quasi totale de tout à l’égoût sur l’île… Résultat des courses, nous squattons les piscines des Resorts alentours, avec une très forte préférence pour le magnifique Shangri-La. 

Quoiqu’il en soit, notre spot est parfait, et les nains ont la chance de monter pour la première fois à cheval lors de notre premier petit-déjeuner sur la plage.P1000175

 

P1000230P1000226P1000185P1000198P1000194

Nous passons entre 4 et 5 jours sur l’ile de Penang, et hormis l’épisode facheux, nous pouvons citer en résumé 4 principaux temps forts.

1/ Tout d’abord, la visite de GeorgeTown, fondée il y a 300 ans par une diversité incroyable de peuples au cours de l’Histoire ; Indiens, Chinois, Anglais, Japonais, Eurasiens… et tant d’autres, qui ont contribué à leur façon à l’essor de la ville. Néanmoins, au-delà du musée officiel qui retrace fidèlement cette histoire, seul le quartier chinois nous semble avoir conservé son charme d’antan, et c’est là que nous y passons l’essentiel de notre visite.

 

2/ Vient ensuite la visite du plus grand temple bouddhiste de l’Asie du Sud Est ; Kek Lok Si, où se cotoient temples anciens et modernes, jardins fleuris et funiculaire pour atteindre le haut du sanctuaire où trône une immense statue (30 mètres) de la Déesse de la Miséricorde. L’endroit est magnifique, richement décoré, et l’état d’esprit d’apaisement de ces temples bouddhistes marquent une nouvelle fois toute la famille.

 

P1000250P1000260

P1000252

3/ Toujours à la recherche de notre première vraie plage baignable (dont la côte opposé de la Malaisie semble avoir le monopôle), nous décidons de nous lancer dans une randonnée dans le Parc National afin de rejoindre la célèbre plage de “Monkey Beach”. La récompense est au rendez-vous, et nous passons la journée entre hamacs, baignades, balançoires, petits restaurants de plage et retour en “long tail boat”. Une journée comme on l’attendait depuis longtemps, et ce n’est pas la première attaque de Méduse (Victime : Gaspard) qui viendra gâcher l’affaire. D’ailleurs, une mama locale passe sur le ventre de Gaspard du thé en poudre avec de l’eau chaude, et en 20 minutes, plus aucune cloque ni douleur. A noter dans nos tablettes.

 

4/ Enfin, pour clore notre séjour à Penang, et malgré les avis défavorables de nos différents guides touristiques, nous décidons de mettre le cap au Sud pour passer notre dernière nuit. Après avoir traversé l’ile du Nord au Sud par la route Ouest, et franchi de superbes points de vues, nous nous rendons à l’extrêmité Sud Ouest, dans le village isolé de Gertak Sanggul. Un village composé à 100% de pêcheurs qui nous accueillent à bras ouverts et nous autorisent à nous installer au bord de leur ponton (ou du moins ce qu’il en reste). Nous passons une bonne heure à bavarder avec eux et leurs enfants, et ils nous apprennent qu’il y a moins d’un mois, un camping car français est venu exactement au même endroit, sur le chemin retour d’un tour du monde.

 

P1000303P1000297P1000299P1000315P1000319

Unanimement, les villagfeois nous conseillent de diner dans le (seul) restaurant de leur village, un chinois spécialiste de “seafood”. Passé la toute petite facade, quelle n’est pas notre surprise de découvir un grand restaurant en plein air qui borde un très grand bassin de pisciculture! La nourriture s’avère excellente et c’est probablement le meilleur restaurant que nous ayons fait en Malaisie. Une magnifique façon de finir notre découverte de la côte Ouest de ce pays. Nous y reviendrions vers le mois de Mai pour en descendre la côte Est.

 

P1000318

Nous sommes le Dimanche 17 janvier. Demain, nous prenons la route de le Thailande ; Kho Lipe, Kho Muke et Krabi sont en ligne de mire.

Il est un peu tôt pour tirer un bilan exhaustif de notre voyage en Malaisie, mais après ce premier volet, nous pouvons résumer nos impressions par :

  • Points forts : Fantastique accueil, serviabilité et prévenance des malais. Très grande diversité des paysages. Très bonne gastronomie authentique (Nasi Goreng Ayam). Infrastructures routières parfaites & stations services à foison. Anglophones presque partout. Coût de la vie très économique.
  • Points faibles : Pas de bivouac sans validation des locaux (insécurité pourtant jamais ressentie). Mer baignable à peu d’endroits. Quasi impossibilité de trouver les produits de première necessité (gaz, fruits & bières;-).

———-

Avant de refermer ce (long) chapitre, une toute petite remarque de forme pour interragir avec nous, vous avez 2 options:

  • Ecrire un commentaire sous cet article, qui sera donc visible pour tous les visiteurs du blog
  • Nous écrire un e-mail à : labellevadrouille@gmail.com

A noter également que même si les articles sont automatiquement postés sur facebook, nous n’y sommes quasiment jamais et ne pourrons donc répondre à vos commentaires.

———-

Très bonne fin de semaine à tous, et à bientôt,

ZeGreaTrip

 

5 réflexions sur “Penang & Fin de la Malaisie

  1. Thomas

    Salut les routards,
    Votre blog est tres sympa. Nous avons aussi un projet de grand voyage en camping-car avec nos enfants dans 5/6 ans.
    Vos photos de vie de famille en camping-car nous font rêver.
    Merci.
    Dommage pour le porte-à-faux!
    A bientôt.
    Thomas (mari de Florence d’Aubi… de chez Nestlé)

  2. Therese Paquier

    A la baleine qui tourne qui vire… Pas très bien si j’ai bien compris… Mais finalement sans gravité. Tant mieux! Pas l’air trop malheureux les petits loulous. Cool à la sieste, cool à cheval, cool à la plage mais aussi dans les temples!
    Bises Mam

  3. Nadia

    Bonsoir, je viens de suivre votre périple joliment raconté, comment dire, je suis près de vous et vous suivrai pas à pas, vous me faites « rêver » et « voyager » à travers vous.
    VIVEZ pleinement SENSATIONS et EMOTIONS car c’est un cadeau précieux que vous nous faites que de partager cela.
    Tout simplement MERCI
    Prenez soin de vous tous.
    La Dame de Haute-Savoie.

  4. Nadia

    Bonsoir, je viens de suivre votre périple joliment raconté, comment dire, je suis près de vous et vous suivrai pas à pas, vous me faites « rêver » et « voyager » à travers vous.
    Enorme MERCI pour tout cela et à bientôt, surtout prenez soin de vous tous tous en VIVANT pleinement SENSATIONS et EMOTIONS !
    La Dame de Haute-Savoie.

  5. Thomas

    Salut les routards,
    Votre blog est très sympa. Nous avons aussi le projet de partir 6 mois en camping-car avec nos enfants d’ici 5/6 ans. La destination n’est pas définie.
    Vos photos de vie en camping-car nous font rêver. Merci.
    Dommage pour le porte-à-faux!
    Bonne route.
    Thomas (mari de Florence d’Aubi… de chez Nestlé)

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s