La Rivière Kwaï & Fin de la Thaïlande

Kanchanaburi, Samedi 6 février.

Ca y est, nous quittons définitivement la côte Thaïlandaise pour ne la retrouver que dans quelques mois, lorsque nous redescendrons au mois d’Avril du Laos par la Thaïlande du Nord.

Après quelques heures loin des sentiers « touristiquement » battus, nous voilà dans la ville méconnue de Kanchahaburi, qui abrite pourtant le très célèbre pont de la rivière Kwaï. La ville est assez semblable aux autres, un grand axe routier central, de grands temples, des centaines de boutiques en tout genre, peu de touristes à l’horizon en centre-ville.

2 kilomètres plus loin, nous arrivons à proximité de la voix ferrée, et la foule se fait plus dense, nous apperçevons alors le fameux pont metallique qui a fait couler tant d’encre et imprimer tant de pellicule 9mm. Une très belle occasion pour toute la famille, de se replonger dans la 2nde Guerre Mondiale, et de comprendre de quoi cette ville et sa région furent-elles le théatre. Pour les enfants, nous commencerons par les bases… qu’est-ce qu’une guerre.?

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Le sentiment est difficile à décrire, mais le poids de l’histoire semble palpable dans cet endroit à la fois magique et tragique. Le lieu en soit est d’une grande simplicité, et son pont pourrait paraître anondin pour celui qui ignore qu’il a précipité près de 200 000 soldats et travailleurs vers une mort qui nous semble aujourd’hui bien évitable.

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La visite du Musée de la Guerre, ainsi que celui des voies ferrées asiatiques nous aident à mieux comprendre l’intérêt stratégique de ces grands chantiers ferroviaires, et pourquoi ils ont crystallisé tant d’invraisemblables combats et bombardements.

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La visite du cimetière de la guerre – principalement de britanniques, australiens et néerlandais – parachèvera notre visite de la ville. Nous réalisons alors que c’est le premier cimetière dans lequel nos enfants pénètrent, ce qui permet de mieux illustrer les conséquences inévitables de toutes les guerres. De notre côté, la vue des ages inscrits sur les tombes (majoritairement entre 23 et 26 ans), nous fait prendre conscience une nouvelle fois de la chance inouïe que nous avons de vivre à notre époque, dans un pays « en paix ». Nos contestations franchouillardes quotidiennes nous semblent à cette heure bien futiles.

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Pour apaiser les esprits et conserver nos bonnes habitudes, nous passons la nuit dans les jardins du plus grand temple bouddhiste de Kanchanaburi, et partons au petit matin en direction de la frontière cambodgienne, qu’on nous annonce compliquée… Nous profitons d’une concession Ford apperçue sur le bord de la route pour faire une petite vérification mécanique, qui s’avère être un problème sans gravité. Aucune panne sérieuse à déplorer pour l’instant, pourvu que ça dure…

Après quelques heures de route qui nous font contourner Bangkok par la Nord, nous installons notre bivouac à 5 km de la frontière cambodgienne de Poi Pet. Notre stratégie est simple, franchir les douanes le lendemain, Lundi 8 février, dès l’ouverture de la frontière, et ainsi éviter toutes les arnaques dont on nous a mis en garde. Mais ceci est une autre histoire…

D’ici là, il est temps pour nous de dresser un bilan temporaire de nos presque 30 jours passés en territoir Siam.

 

Nos vacances de l’an dernier avec nos amis PomPiech sur les îles de Koh Tao, Samui et Phangan nous avait donné l’envie de revenir au plus vite en Thaïlande pour en découvrir le reste! Les longues semaines que nous venons d’y passer confirment notre coup de coeur pour ce pays, ses îles paradisiaques, sa cuisine délicieuse et la gentillesse des Thaï. En synthèse :

> Ce que l’on a aimé :

  • La beauté et la diversité des paysages, entre ses îles paradisiaques et leurs plages, les parcs nationaux où vivent Elephants sauvages, singes et oiseaux en tout genre et les nombreux temples.
  • La cuisine Thaï, et par dessus tout le Pad Thaï, la salade de Papaye et les fruits à volonté. Les enfants ont eux pris un abonnement au riz-oeuf, pour fuir “ce qui pique !”
  • La gentillesse des Thaï, pas un seul nous a refusé un bivouac, d’autres nous ont même offert le petit déjeuner, de l’eau ou des gâteaux, alors qu’ils avaient bien souvent moins que nous. Ils n’offrent pas pour recevoir, mais parce que cela leur fait réellement plaisir.
  • La qualité des routes, nous n’avons rencontré aucune difficulté lors de nos déplacements.
  • La facilité à trouver tout ce dont on a besoin à n’importe quelle heure. Dans le moindre petit village, il y a toujours un 7 Eleven (béni par les enfants pour ses glaces), une station service ou des marchés ambulants.

> Ce que l’on a moins aimé :

  • Leur « Anglais » : très peu de Thaï parlent Anglais, même un tout petit peu ce qui complique parfois nos échanges… Il n’est pas rare de les voir partir dans des tirades en Thaï sans jamais s’arrêter, même si nous leur disons ne rien comprendre. Cela finit souvent en fou rire de notre côté, et on se lance dans un jeu de mime pour arriver à nos fins.
  • Ils pêchent souvent par excès d’enthousisasme ou de positivisme… C’est très agréable, mais ça n’aide pas toujours. Si vous vous approchez d’un tunnel limité à 3 mètres de haut, et que vous vous arrêtez de peur de cogner, eux vous disent que bien sur ça va passer, sans problème. Bien sur ça ne passait pas.

En tous les cas la Thaïlande est un pays que nous aimons et on en redemande!

Quelques photos bonus en attendant le second round, et à très bientôt.

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2 réflexions sur “La Rivière Kwaï & Fin de la Thaïlande

  1. Therese Paquier

    Super merci encore pour ce récit toujours vivant. J’essaie de vous suivre sur une carte mais ne trouve pas toujours les lieux dont vous parlez. On vous envie évidemment le soleil, la chaleur et la plage car en ce moment c’est pluie et froid. Le rêve.
    Ma photo préférée: le séchoir à linge!!! Très chic!!!
    Clotilde semble très assidue à faire travailler les enfants, bravo car ce ne doit pas être évident car j’ai l’impression que ce qui vous entoure n’est pas propice au travail.
    Est-ce que les enfants réalisent qu’ils font un voyage exceptionnel? Est-ce que l’école et les amis leur manquent? Je ne parle pas de Mam et Dad…
    Je vais jeudi chercher les petits parisiens pour leur début de vacances car Benoit et Laure partent 4 jours sur la côte Almafitaine. Chantal prendra les filles et moi les garçons jusqu’à mardi ou LAURE arrivera de Paris.
    Papa et moi vous embrassons très très fort tous les 5.

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