Cambodge 3 & fin – Mondolkiri & Mekong

Dimanche 21 février, entre Preah Vihear & Kampong Thom.

Après ces 2 semaines à 9 puis 7 à bord de Nestor, nous retrouvons rapidement nos marques et notre rythme de croisière familial. Même si nous sommes bien nostalgiques de cette quinzaine « couperet », nous retrouvons aussi un peu plus de place… et notre grand lit capucine où nous dormons vraiment mieux…

Nous nous projetons désormais vers le reste du Cambodge, en faisant une troisième et dernière halte à Kampong Thom. Ayant oublié notre prochette d’ordinateur (remplie de cartes SD, batteries gopro etc…) à Phnom Penh, le Father Bongbong a gentiment organisé son rapatriement ici, ce qui nous évite un nouveau crochet de 200 km. Nous aimons bien passer du temps ensemble à bord, et n’évitons pas les kilomètres, mais il fait quand même très chaud, et les pistes en mauvais états rallongent beaucoup les trajets…

La pochette en poche, nous décidons de tirer un bord vers l’Est, région la plus éloignée des principaux sentiers touristiques et manifestement la plus preservée. Il existe 2 principales provinces : le Mondolkiri au Sud et le Ratanakiri au Nord. Les 2 ont l’air très semblable; de hauts plateaux luxuriants, abritant quelques réserves d’élephants, loin de tout. Le Routard faisant – scandaleusement – l’impasse intégrale sur cette partie du pays, c’est un peu au doigt mouillé que nous choisissons le Mondolkiri.

Chemin faisant et sur la recommandation de Marc & Victoire, nous faisons halte 3 jours dans la ville de Kampong Cham, au bord du Mekong. Ca commence à faire beaucoup de « Kampong »… qui signifie en réalité « bord de la rivière » ou « Port » en khmer. Les « Chams » quant à eux sont une ethnie musulmane installée ici depuis très longtemps. Ils habitent au Sud de la Ville, et la frontière entre leur village et la ville moderne est sans équivoque. (difficile néanmoins à voir sur la photo ci-dessous…)

P1010263Dès l’entrée de la ville, nous visitons les 2 temples bouddhistes historiques, installés sur 2 collines, l’un est dedié aux femmes, l’autre aux hommes. Nous devons avouer qu’après avoir vu les temples d’Angkor, notre émerveillement est plus dur à acquérir… Néanmoins nous rigolons beaucoup en haut du temple des femmes, où des moines et des familles cambodgiennes demandent à faire des dizaines de photos avec les enfants. Hormis Joséphine qui ne se prête pas toujours au jeu, les nains considèrent celà comme une sorte de routine, et posent paisiblement pour les locaux. On se demande parfois sur combien de murs asiatiques les enfants vont se retrouver placardés…

Nous profitons de notre après-midi au bord du Mekong pour admirer la vue, déguster noix de cocos et jus de cannes. Les Picsou des enfants semblent beaucoup intriguer les petits enfants du coin.

Notre nouveau réseau catholique cambodgien fonctionannt à plein tube, c’est l’Evêque Anthony qui nous accueille et nous donne l’autorisation de bivouaquer dans le pensionnat pour jeunes étudiants qu’ils ont crée en centre ville. On est vraiment super reconnaissant pour tous ces bivouacs, il nous est bien pratique de profiter dans chaque ville de l’accueil de tous ces Prêtres ou Bonzes.

P1010303P1010296Chance pour les enfants (et paix pour les parents) nous nous retrouvons à 2 pas d’un petit parc d’attraction nocturne, sur une belle place aux multiples restos de rues. Nous y passons nos soirées, et nous régalons de ces petites nouilles instantanées qu’ils revisitent avec des légumes frais, de la viande et des épices.

Au petit matin, nous louons des vélos en super état pour partir découvrir l’ile isolée au centre du Mekong, et pour laquelle les locaux construisent chaque saison sèche un pont 100% en bambou!! Les scooters, vélos et même les voitures passent dessus, dans un tremblement à peine rassurant, bluffant!! Bon dans les faits, l’ingénieur de cette année a eu la main lourde sur l’alcool de riz et les deux bouts du pont sont inempruntables. Pas de problème, ils ont construit des déviations pour les éviter…

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Il est 8h du matin, nous parcourons l’île toute la matinée, et sommes éclaboussés par sa beauté. La vie y semble hyper organisée et très agréable, loin de ce que nous imaginions. Les habitants sont de solides agriculteurs et nous découvrons d’immenses chants de maïs en plein milieu de la pampa. C’est d’ailleurs la fin des moissons, et les femmes séparent désormais les spathes des épis, avant de les préparer dans leur cour.

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Nous continuons notre tour de vélo dans la ville et traversons même le pont pour tenter une ascension du Phare français laissé à l’abandon. Il subsiste à l’intérieur une sorte d’échelle quasi verticale avec des barreaux tous les 60 cm. Fébrile, j’en tente l’ascension sous le regard non moins serein de la famille, mais au tiers du parcours, des locaux intrigués me recommandent de ne pas continuer. Je ne me le fais pas dire deux fois, et m’execute dans la seconde. Dommage,  le coucher du soleil sur le Mekong depuis là haut doit être fantastique.

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Après une nouvelle nuit chez les étudiants, nous prenons la route vers 6h30 (heure à laquelle leurs cours débutent) et engloutissons les 280km escarpés et accidentés qui nous séparent de Sem Nodorom, chef lieu de la province de Mondolkiri.

La route longe quasiment tout du long la frontière vietnamienne, de sorte que nous nous retrouvons plusieurs fois à moins de 10km des postes frontières. Nous sentons que nous nous éloignons de la civilisation, les villages sont de plus en plus rares, de plus en plus pauvres, et la température chute butalement lorsque nous commençons notre ascension des 800 à 900 mètres d’altitude pour atteindre notre destination.

Malgré une forêt abondante et quelques singes au bord des routes, dès que nous arrivons sur les hauteurs, nous nous apperçevons de la deforestation a ravagé la Province, loin de tout regard. Celà n’en rend pas le paysage moins impressonnant, mais loin de l’idée de « Sanctuaire » dont ils aiment décrire cet endroit.

Sem Nodorom est de prime abord plutôt tèrs decevant, c’est un gros bourg sans charme balayé par de fortes rafales de vent. Aucune indication sur aucun panneau, un tourist center laissé à l’abandon, des guest houses défraichies, un vrai sentiment de bout (ou fin?) du monde. Après un rapide repérage du bourg, nous posons notre bivouac près du Temple, dans une quiétude et une fraicheur qui nous annoncent une excellente nuit… Il va falloir sortir les couettes pour la deuxième fois en 9 semaines, mais ça ne nous déplait pas!

Nous tentons de nous rendre aux Chutes de la ville, autoproclamées bains publics. Si les chutes sont belles, des déchets jonchent le sol (comme si souvent en Asie) rendent tout baignade impossible, dommage. Lot de consolation, les nains tombent sur leur premier éléphant, enchainé et en petite forme, mais celà suffit à leur bonheur du moment.

P1010311Ne nous laissant pas abattre, et après avoir échangé avec quelques back-packeurs, nous comprenons que la seule chose que nous pouvons tirer du Mondolkiri est une journée dans l’un des 2-3 programmes de protection des éléphants. Les trekkings à dos d’éléphants sont passés de mode, et plusieurs occidentaux ont crée des réserves naturelles pour donner une retraite paisible aux éléphants et leur éviter une seconde vie quasi inévitable  pour promener des touristes à Angkor Wat. Nous bookons nos places, et en apprendrons plus demain.

D’ici là, nous profitons d’une petite fête foraine installée sur la piste de l’aéroport (une piste de terre…) pour nous essayer au maïs grillé (excellent!) et à quelques petits jeux d’adresse. Et c’est là, au milieu de ce champ, que nous tombons sur un immense podium « RedBull 2016 » qui annonce la tenue ce soir d’un concert de célébrités cambodgiennes… Nos rêves de nuit calme s’éloignent, mais la scène et les tests sons ravissent les nains!

Notre nuit sera belle est bien fraiche, et finalement assez calme, le concert finira tôt. Dès notre révil, on nous embarque alors – ainsi qu’une dizaine de backpackeur – en pick up jusqu’à une forêt voisine. Le guide khmer nous explique alors son combat pour les éléphants (qu’on soupçonne assez récent…) et contre la deforestation. Quel rapport me direz-vous? Les éléphants ont besoin de forêts pour se nourrir et évoluer, et pour celà, il faut l’accord du gouvernement dont ils ont semble-t-il l’oreille. Il reste 47 éléphants dans le Mondolkiri, et ils ont réussi à en racheter 7 à des Cornacs qui s’apprêtaient à les vendre à prix d’or à Angkor Wat. Grâce à celà, nous passons une journée hors du tremps avec ces 7 énormes éléphants somme toute assez dociles. Nous les nourrissons, les caressons et nous promenons à leur côté. Les enfants n’ont pas peur du tout et se précipitent pour leur donner des bananes. Pourtant , le guide nous prévient, les éléphants détestent les chiens et ils prennent parfois les enfants pour des chiens… Rassurant! Point d’orgue de la journée, nous accompagnons 2 des éléphants dans leur baignade du jour, et nous amusons à les nettoyer, un sentiment assez unique, et un souvenir impérissable pour les petits comme pour les grands.

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P1010448Après cette riche et unique journée, nous tombons tous dans les bras de Morphée, dans un silence parfait, nous partons demain à la première heure pour Kratie, ville bordant une nouvelle fois le Mekong, fleuve que nous ne quitterons plus avant longtemps, vu que nous allons le suivre désormais jusqu’au Nord du Laos.

Fraichement reveillés, nous décidons finalement de faire un crochet vers Bu Sraa, les plus belles chutes d’eau du Cambodge, à 40 kilomètres de piste, au fin fond de la jungle… Je vous avoue de ne jamais avois ressenti un sentiment de bout du monde aussi extrême… Une piste catastrophique, un dénivelé négatif important qui m’inquiète pour le retour, des villages peuplés d’ethnies inconnues… et à quelques kilomètres de l’arrivée… CA!

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Un pont écroulé, qui nous empêche d’aller plus loin. Un aimable pick up nous indique alors un détour possible par une petite piste. Humour ou excès de positivisme asiatique, 2 kilomètres plus loin, voilà un guet à fanchir…

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Tant pis, nos espoirs de chutes s’arrêteront là, et nous passerons un peu plus de temps dans les villages au retour.

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Ca y est, direction Kratie et (malheureusement) retour à la vie touristique! La ville est bondée de français qui viennent visiter l’ile qui y fait face, ainsi qu’appercevoir les derniers dauphins d’eau douce. Nous ne ferons pas plus original, car ni nos guides ni nos conversations ne nous permettent d’envisager d’autres découvertes… D’ici là, nous nous installons dans la cour du Temple, superbement situé en face du débarcadère, en plein centre de Kratie. Une chance pour nous pour aller admirer un magnifique coucher de soleil.

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Côté Dauphins, et contrairement aux « milliers » de cétacés que mon frère a pour habitude de croiser au large des passes Nord du Bassin, nous observerons les respirations furtives d’une dizaine d’entre eux. Moins majestueux que leurs cousins d’eau de mer, ils n’ont pas de bec, et ne se lancent dans un aucun saut périlleux!

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A la recherche des Dauphins …

Au retour de notre visite sur l’ile, nous tombons sur Huot, cambodgien émigré aux USA depuis 20 ans, et qui souhaite créer des visites touristiques plus riches dans la région et celle de Siam Reap. De fil en aiguille, il nous propose de crash-tester un bout de son tour qui viendrait en complément des dauphins et de l’ile! Banco, nous l’embarquons dans Nestor, et partons pour une virée de 3 heures dont nous nous souviendrons longtemps. Huot nous emmène sur des sentiers escarpés à la rencontre des habitants et de leur mode de vie. Nous déambulons dans leurs petits villages éloignés, discutons un moment avec une famille dans leur maison, observons une autre entrain de recycler des fonds de riz de restaurant en chips excellents!! Nous rencontrons également deux familles dont l’une produit artisanalement du sucre de canne, l’autre de l’alcool de palme. Nous nous prêtons au jeu des dégustations, et comme à chaque fois sommes super agréablement surpris. Pour récupérer le jus des palme, le fermier monte à mains nues tout en haut d’un cocotier, et passe ensuite sur les autres grace à un petit pont en bambou à 15 mètres de hauteur. Celà nous semble suicidiaire, mais Huot nous dira cette phrase terrible « Quand on a rien de rien, on est prêt à tout pour sa famille ».

P1010529P1010537P1010532P1010544P1010555P1010541P1010560P1010561P1010562Nous passons la soirée avec Huot, lui donnons alors toutes nos recommandations pour améliorer son tour et surtout passons des heures à discuter de son site web, sa communication et son développement commercial. Nous nous promettons de rester en contact. Pour tous ceux qui passent par Kratie et qui veulent un tour hors du commun avec un anglophone parfait, c’est ici : http://khmertourinfo.com/

Il est maintenant temps de faire route au Nord pour rallier la frontière Laotienne. Nous passons une nuit dans la ville la plus proche Stung Treng, dont le charme nous a échappé, mais l’accueil chaleureux.P1010570P1010578P1010577P1010572

Enfin, nous parcourons les très pénibles 70 derniers kilomètres qui nous séparent du Laos. La route est une interminable alternance de goudron, de pierres, de nids de mammouths et de roche, le tout au milieu de … rien! Quand soudain, apparait cet arrogant poste de frontière cambodgien, où les vaches sont plus nombreuses que les douaniers …

P1010581La sortie du pays et les formalités associées se font sans encombre, et nous nous approchons du Poste Laotien. Histoire de poser les bases, la première tentative d’arnaque commence ici, un homme asperge (de quoi?) le vehicule avec un pulvérisateur et nous donne un ticket « one Dollar ». Vu la tête du douanier laotien derrière lui, nous comprenons l’entourloupe et ne payons pas. Nous reveillons ensuite les policiers « VISA » de leur sieste, qui nous délestent de 150$ de visas et 5$ de frais imaginaires. A la remise des passeports, ils tentent encore un extra de 4$ que nous refusons aimablement. Ca passe. Bienvenue au Laos!!

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Nous sommes le Lundi 29 février 2016, et notre remontée du mekong laotien débute aujourd’hui pour un mois.

Avant de nous y plonger dans un prochain article, voilà notre bilan du Cambodge:

Ce que l’on a aimé :

  • L’époustouflante beauté et la variété des temples d’Angkor, la quiétude de l’île aux lapins, la journée avec les éléphants dans le Mondolkiri, les rizières cachées de Kratie, les villages flottants ou sur pilotis => il y en a pour tous les goûts !
  • La gentillesse des Cambodgiens, toujours prêts à nous renseigner, nous aider en cas de besoin ou nous apprendre quelques mots de khmer.
  • La facilité pour trouver des bivouacs : il y a au Cambodge beaucoup d’Eglises et de Temples qui nous ouvert leurs portes, l’accès à leurs douches, toilettes et eau pour remplir Nestor avant de repartir. Un vrai confort !
  • Le retour de la conduite à droite 🙂
  • Un nouveau mode de transport ultra idéal pour ce pays : le vélo ! En revanche, il n’y en a pas pour les enfants donc nous louons 2 vélos pour 5 ce qui fait bien travailler nos cuisses..
  • Le retour aux petits déjeuners avec des baguettes fraîches ! Quel plaisir….
  • Toujours beaucoup de fruits que l’on trouve dans tous les marchés : bananes, pastèques, mangues, ananas et autres fruits locaux
  • Les nuits dans Nestor, beaucoup moins chaudes qu’en Malaisie et qu’en Thaïlande
  • Spécial familles avec kids : très facile d’aller profiter des belles piscines des hôtels un aprèm, moyennant un apéro ou quelques dollars, à la plus grande joie des enfants.
  • Et bien sur, la visite de nos familles et amis pendant notre voyage cambdogien!

Ce que l’on a moins aimé :

  • Un sentiment général de malaise entre les rolls et les ministères splendides de Phnom Penh, par rapport aux routes pas entretenues, aux écoles délabrées et aux zones encore minées qui détruisent des vies dans l’ouest et le nord.
  • Le régime de Pol Pot qui – en plus d’avoir exterminé 2.5M de personnes – a ramené ce pays 50 ans en arrière, aux dépens de tous les cambodgiens.
  • En dehors de Phnom Penh et Siem Reap, quasi impossible de trouver des petits supermarchés, ce qui limite nos achats compulsifs de glaces, de céréales pour les enfants le matin ou de lait et nous recentre sur les marchés locaux et produits frais (ce qui n’est pas mal non plus !). Les 7 eleven Thaïlandais manquent aux enfants !
  • Leur niveau d’Anglais. Bien qu’un peu meilleur qu’en Thaïlande, il reste très sommaire ce qui limite parfois les échanges
  • La cuisine: pas de coup de coeur pour leurs plats simples mais moins goutus que leur voisins.

 

Bonne semaine à tous,

A très bientôt au Laos,

Ze Great Trip

 

5 réflexions sur “Cambodge 3 & fin – Mondolkiri & Mekong

  1. Bonjour Monsieur et Madame Paquier,
    Je suis vos aventures avec passions et rêve au travers de vous de tout ces beaux paysages, de ces cultures inconnues… continué à nous faire voyager

    1. Bonjour Evelyne, merci pour votre message ! nous pensons bien à vous à l’autre bout du monde, nous comme les enfants ! J’espère que vous êtes en pleine forme, à très bientôt !

  2. Leclerc team

    Coucou la tribu au bout du monde ! Trop magique de voyager en suivant vos aventures😎
    On vous suit .. En attendant la decouverte du laos, on vous embrasse 😘. La team Leclerc

  3. Hervelin caro

    Coucou les cousins
    C est un réel plaisir de vous lire et de suivre votre périple qui est génial.Superbes photos et les enfants semblent au top(j’adore celle ou ils sont ts les 3 devant l’elephant)
    On vous embrasse bien fort
    Caroline, Julien &Capucine

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