Thaïlande II – 2 & Fin : L’irrésistible Descente

3 semaines de retard dans la mise à jour du site… Mille excuses. De nombreuses excursions sur les îles et l’étonnante mauvaise couverture réseau en Malaisie sont nos principaux alibis! 

Asphalte, Macaque en folie et Elephant ride.

Jeudi 7 avril 2016, 5h30. Nestor est plongé dans un silence appaisant que vint troubler le tintement très désagréable de notre montre réveil. 700 kilomètres au programme aujourd’hui, et une grande traversée du grand Nord jusqu’à Lopburi, à un jet de temple de Bangkok. Nous partons au lever du jour avant que la chaleur ne nous assomme tous. Si la cabine de pilotage est climatisée, ce n’est pas le cas de la cellule habitable, et les trajets n’en sont que plus compliqués pour les passagers arrière.

A pas de loups, je gagne le volant et entame la dernière route de montagne sinueuse, déserte, encore ombragée et toujours aussi séduisante.

Nous rejoignons ensuite les grands axes routiers thailandais et ses chauffards de pick up à la conduite plus que sportive. Depuis le coup d’envoi de notre Great Trip, nous avons été témoin de très nombreux accidents, allant du simple accrochage de scooter, au semi-remorque retourné au fond d’un ravin. Nous n’en sommes que plus attentifs.

Un à un, chaque membre de la famille se révéille et partage à tour de rôle une tartine et un bol de céréales, sans pour autant freiner la marche forcée de Nestor… journée sacrifiée au transport.

Nous arrivons en milieu d’après-midi à Lopburi, cité antique étonnante dont la mythologie accorde la paternité en grande partie aux singes. La ville présente donc un double visage, celui d’une ancienne cité royale aux mulitples temples en ruines, et celui de la cité assiégée par nos ascendants.

Les macaques – bien que cantonnés dans une seule partie de la ville – sont ici chez eux, et profitent d’un certain respect des habitants pour mener la belle vie. Tels les véritables “Gremlins”, ils squattent les magasins, les temples, les trottoirs, les bazars et les cables électriques, c’est assez surrélaiste et les nains ne sont pas rassurés par leur audace. 2 macaques malicieux sautent successivement sur le dos de Clo pour sa plus grande joie… Nous retrouvons également Nestor couvert de macaques qui semblent trouver son toit accueillant.

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Après s’être impregnés de l’ambiance de la ville et d’une partie de ses temples, nous lançons une opération piscine – le thermomètre n’est toujours pas repassé sous les 40° – et parvenons à négocier l’instant fraicheur (et encore…) dans le seul 4 étoiles de Lopburi.

DSCN2984Nous enchainons avec diner plein air sur le marché, puis, les endroits n’étant pas légions, bivouaquons sur une aire de jeux pour enfants.

Dès le lendemain, et après l’habituelle heure d’école de Maitresse Maman, nous continuons la découverte de la ville, de ses principaux (restes de) temples et de ses musées climatisés. Nous croisons à plusieurs reprises une garnison militaire en guoguette, sur le retour du service militaire. Les nains en prennent pour leur grade et sont réquisitionnés pour des dizaines de photos.

DSCN3015P1020687P1020683P1020680Concluant notre visite par les ex-résidences d’ambassadeurs dont celle de l’envoyé de Naopoléon III assassiné par l’armée Thai (!), nous prenons la poudre d’escampette avec nos compagnons de route du même nom à destination de notre dernière étape commune ; Ayutthaya.

Cette fois-ci, seules 2 petites heures de route nous séparent de la cité royale qui aurait inspirée non seulement  l’architecture complète de la ville de Bangkok mais également les noms des places et des principales artères.

Nous tombons tout de suite sous le charme du parc historique impeccablement conservé. Une immense terre arborée traversée d’interminables cours d’eau dont seuls les temples en briquette apparente n’entâchent les perspectives. Pas un seul immeuble n’y a été construit, et toute la ville se cantonne aux extremités du parc.

Hasard ou destin, nous tombons nez à nez sur d’immenses éléphants drapés de soie rouge et or, qui sillonnent le parc et ses temples. Malgré tous nos bons sentiments, et notre journée passée à leurs côtés dans le Mondolkiri cambodgien, la tentation est trop forte et le cadre trop idéal pour laisser passer pareille occasion. En deux mouvments nous enjambons ces immenses animaux pour une promenade de quelques minutes dans ce lieu ancestral.

P1020699P1020695Quoiqu’on puisse en penser, c’est un moment assez féerique et on a le sentiment de faire un immense bon dans le temps. Les enfant adorent, seule Joséphine est furtivement effrayée par la trompe de notre éléphant qui vient lui quémander quelque nourriture.

P1020700La nuit tombe déjà, et c’est l’instant logistique : laundry en guest house, recharge d’eau potable, négociation du bivouac sur le parking de la police touristique plein vent sur le parc historique et enfin Barbier. Une longue journée nous attend demain.

DSCN3041Rares sont les nuits reposantes lorsque nous bivouaquons en pleine nature car on est malgré nous toujours un peu à l’affut du moindre bruit, de la moindre intrusion étrangère. Une nuit sur le parking de la police, c’est enfin 3 cycles de sommeil complets garantis!

Rechargés à bloc, nous enchainons le lendemain les majestueux temples d’Ayuttahya dont les influences sont multiples (hindoue, bouddhiste, thailandaise, indienne, khmer..). Une nouvelle fois, on fait certains parallèles avec Angkor Wat ; Les temples sont immenses, les escaliers qui mènent aux sommets sont souvent très abruptes et malgré les ruines, certains endroits sont toujours des lieux d’offrandes qui ramènent artificellement ces monticules de pierre à la vie.DSCN3164 P1020733 (1)P1020715DSCN3129DSCN3164P1020710 (1)P1020725P1020717P1020736

Notre séjour à Ayuttahya s’achève demain matin, et nous installons notre bivouac au bord d’un lac du parc historique pour notre dernière soirée avec les Bonnaud alias l’escampette. Une parenthèse de notre voyage se ferme pour les grands comme les petits. Les jumelles Bonnaud s’entendaient à merveille avec les nains, et pas mieux pour les parents, mais ainsi va le voyage, ponctué d’étapes, de rencontres, d’aventures et de parenthèses. Cette quinzaine à 2 camping car familiaux aura été un super moment et nous nous promettons de nous revoir une fois rentrés en France.

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Sud, nous revoilà!

Lever 5h30, en avant Nestor. Nous trépignons d’impatience de retrouver le Sud, ses plages, ses pad thaï, ses mango shake, ses spots de rêves et ses vents marins. Hormis l’idée lumineuse de notre TomTom de nous faire passer par la banlieue de Bangkok (sic), le trajet se passe sans encombres… pour nous! Toujours autant d’accidents de tous les côtés.

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Le temps d’une pause sur la Dolphin Bay et son resort où nous passons la journée, gentiment accueillis par la propriétaire (française) des lieux …

P1020742P1020745P1020743P1020739… et nous retrouvons avec immense joie en fin de journée un de nos spots favoris du trajet aller ; Ban Krut. Bivouac “en première ligne”, aucun touriste dans les parages, restaurant (& wifi) comme voisin, vent puissant la nuit, eau à 30° vierge de méduses, tels sont les attributs du spot parfait pour nous! 3 jours de plage, bricolage, resto, soirées cinéma au programme! Rien de tel pour célébrer nos retrouvailles avec la mer, quittée 2 mois auparavant sur l’ile aux Lapins dans le Sud du Cambodge.  

P1020755P1020749P1020758P1020760P1020763P1020761Après ces 3 jours d’intense activité, nous basculons sur la Côte Ouest dans le village de Thai Mueng, à quelques 30 km du Nord de Pukhet. Nouveau spot de rêve répondant à nos critères précédemment listés. Nous croisons également la route de ce medecin militaire français à la retraite, qui s’est fait construire sa maison derrière le bivouac et qui nous conseille sur les alentours. On en profite pour une petite consultation de JoJo dont le poignet reste assez bleu depuis une chute il y a une dizaine de jours. Verdict : simple entorse que l’avenir nous confirmera.

P1020769P1020766P1020767C’est la période de SongKran en Thailande, autrement appelée la Fête de l’eau qui célèbre la nouvelle année. L’eau symbolise la joie, la chance et le bonheur pour l’année à venir. Les Thailandais sont donc tous au bord des routes, sono à fond, et aspergent allégrement tout ce qui passe à leur portée. Grands comme petits sillonnent les routes à l’arrière des pick up, armés de mitrailettes à eau, seaux ou bassines pleines! Certains petits malins en profitent pour rajouter du colorant dans l’eau, mais tout se passe dans une super ambiance de fête et de rires, comme presque toujours en Thaïlande. En femme intrépide, Clo se hisse sur le toit de Nestor pour filmer les scènes de combats sans risquer le carnage aquatique de notre cabine de pilotage high-tech.

P1020810P1020812P1020808P1020805Nous nous éloignons un peu de la ville bruyante et humide pour retrouver une nouvelle fois ce qui reste à ce jour notre meilleur spot du Great Trip; Bor Dan, à quelques kilomètres au Sud de Thai Mueng. L’endroit n’a rien perdu de sa magie, et nous y passons deux nouvelles journées totalement isolés du reste du Monde. Construction de cabane, école, foot sur la plage, soirée cinéma ou séances photos rythment de nouveau cette escapade ermite. 

P1020777P1020780P1020782P1020785P1020795P1020789P1020794Depuis le début du voyage et comme nous l’avons raconté précédemment, nous alternons spots isolés du monde et incoutournables touristiques. Nous aurions dû donc nous attendre après ces deux jours à un petit retour de baton. C’est chose faite en allant visiter la fameuse Emerald Pool, piscine (sur)naturelle située dans un parc national à proximité de Krabi. Environ 80% de la population thailandaise s’était donné comme défi de venir s’y baigner en même temps. Je dirais que c’est pari réussi…

P1020800P1020801P1020797P1020802P1020804Jour ferié oblige, les parcs nationaux sont gratuits pour les Thaï aujourd’hui, et le parc est … quelque peu pris d’assaut.

On ne se fait pas prier pour décamper et fonçons direction les îles de Kho Lanta pour attraper les derniers ferrys qui traversent du continent à Kho Lanta Noi puis Kho Lanta Yai où nous allons passer 4 jours. Nous arrivons presque de nuit et partons vers le Sud qui semble moins peuplé.

carte-de-koh-lantaP1020867P1020875P1020874Malheureusement, la route est escarpée et par moment très pentue. C’est ardu, les plus belles plages sont monopolisées par les resorts de luxe et il nous est très difficile de trouver un bivouac. On finit par trouver un petit coin de sable qui suplombe une plage de rochers à l’ouest, ce sera suffisant pour observer ce soir un magnifique coucher de soleil et passer la nuit au frais.

P1020819P1020813P1020815Grâce aux recommandations de notre communauté de voyageurs, nous trouvons le lendemain un spot bien plus approprié sur un terrain en bordure de la plage de Klong Nin, coincé entre quelques petits hôtels. C’est là que nous élisons domicile pour les 3 prochaines nuits.

P1020824P1020834Avec Clotilde on a beau tourné et retourné la question dans tous les sens, on ne comprend pas comment les candidats de Kho Lanta perdent 10 kilos à chaque émission, alors qu’il y a partout des myriades de petits restaurants et bars de plages. Un vrai mystère.

Quoiqu’il en soit, nous en profitons un maximum, et renouons avec les cocktails couchers de soleils. La couleur rouge ardente de ces-derniers continuent de nous émerveiler quotidiennement. On entraine qégalement les 3 enfants à affronter les vagues qui sont assez puissantes sur cette côte. Passer au-dessus, passer-au dessous, se faire rouler, ne pas lutter contre le courant etc… Première étape indispensable avant de les mettre au surf!

P1020859P1020863P1020858P1020861On sillonne également le reste de l’ile, les autres plages et notamment la vielle ville de Kho Lanta située sur la côte Est qui conserve un vrai charme presque authentique.

P1020857P1020844P1020843P1020842P1020841P1020837P1020852P1020847P1020854P1020856P1020840Pas grand chose d’autre à décrire de ce périple de Kho Lanta. C’est une ile que nous apprécions beaucoup, on ne voit pas beaucoup d’autochtones mais surtout des touristes occidentaux. Pour autant, on est très très loin de Pukhet et Kho Phi Phi. Ici, l’ambiance est calme et détendue, les escapades en pleine nature sont encore possibles et nombreux sont les bateaux qui proposent des excursions à la journée dans les îles desertes avoisinantes.

6 jours. C’est le nombre de jours qu’il reste désormais sur nos visas thaï. Heureusement, on a gardé le plus beau pour la fin, et nous dirigeons désormais vers Pak Bara, le port d’embarquement pour Kho Lipe, notre véritable ile coup-de-coeur thailandaise.

Une fin en Fanfare.

En vieux habitués (on est venu une fois), nos billets de speed boat sont deux fois mieux négociés, et notre camping car laissé aux bons soins d’un ami allemand rencontré au hasard qui habite une maison au bord de l’eau.

P1030009Commence alors notre irrésisitible fin de séjour thailandais partagé entre la plage Sunrise, la plage Pattaya, les ilots avoisinants et les incroyables fonds marins du Parc National observables en simple snorkeling! Nous passons l’une de nos toutes meilleures semaines, dont ces quelques photos parleront mieux que de longues et fastidieuses descriptions.

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Nous sommes tellement tombés amoureux de cet endroit, de sa beauté, de son parc national, de son atmosphère particulière que nous nous promettons avec Clotilde et les enfants d’y revenir, et de la faire découvrir à nos amis.

Nous sommes le Dimanche 24 avril 2016, notre visa expire ce soir et nous sommes en route pour la frontière Malaisienne.

Peu à peu et après nombre d’hésitations, la suite de notre voyage familial se dessine enfin. Nous allons très certainement passer un gros mois à la découverte de la Côte Est et du Centre de la Malaisie, passer quelques jours avec des amis à Singapour et renvoyer Nestor se reposer en France. Nous continuerons ainsi notre aventure en simples “back-packeurs” pour la partie Nord du Viet Nam (interdite aux véhicules étrangers), enchainer les iles indonésiennes (peu propices à Nestor) et achever le tout dans le Nord de Bali.

D’ici là, nous vous souhaitons à tous une excellente fin de semaine,

Ze Great Trip

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