Malaisie II – 1: Côte Est!

Jeudi 24 avril 2016, 9h

Routine frontalière

2 semaines de pur bonheur sur les îles thailandaises, c’est écrit, il est temps de passer à la caisse du bonheur.

Sur les conseils avisés de notre ami allemand, gardien en chef de Nestor, nous décidons de basculer en Malaisie par un tout petit poste frontière Wang Prachan, où le touriste est chose rare.

En experimentés routards que nous sommes désormais, c’est après avoir vérifié l’inexistence de frais douaniers, que Clo liquide nos derniers baths sur le marché frontalier côté Thaï.

P1030011P1030010P1030012Pendant ce temps-là, je me mets en quête d’un assureur aventurier (sic) pour mettre Nestor en conformité avec la Malaisie. Le choix est vite vu, une seule cahute propose des assurances, et malgré moultes tentatives, elle refuse tout net d’assurer cette bizarrerie sur roues. Nous sortons malgré tout de Thaïlande, mais la police des routes malaise (JPJ) refuse de nous donner l’ICP (International Circulation Permit). Pas d’assurance = pas d’ICP, pas d’ICP = pas d’entrée sur le territoire malais pour Nestor.

L’incroyable gentillesse malaisienne qui nous avait tant marqué en Janvier nous est à nouveau démontrée! L’officier JPJ fait montre d’une incroyable bonne volonté, rappelle l’assurance côté thailandais pour négocier en vain, appelle les frontières proches et va jusqu’à appeler l’assureur de la police pour nous trouver une solution! Rien n’y fait, il accepte donc exceptionnellement de nous laisser entrer, mais nous invite à nous rendre immédiatement au grand poste frontalier voisin – Padang Besar,  40 km seulement – pour trouver une assurance et réclamer l’ICP à ses collègues.

En Janvier, nous n’avions pas obtenu ce fameux Permis, et pourtant, nous n’avions jamais été contrôlé. Pour plus de sécurité, nous suivons ses consignes à la lettre, tombons enfin sur un assureur commerçant à Padang Besar, et obtenons le fameux ICP. Les douze coups de midi sonnent, nous sommes en règle et tranquilles pour un mois!

10 minutes plus tard, premier check point de l’armée (la zône est un peu tendue entre thaï et malais sur fond de tension religieuse), et… nous sommes officiellement contrôlés pour la toute première fois de ces 4 mois de voyage!!!  Contrôle de formalité certes, mais l’assurance et l’ICP sont étudiés avec minutie, et nous ne sommes pas malheureux d’avoir été pour une fois consciencieux!

Le Cap est désormais fixé sur la côté Est que nous n’avions pas vu en Janvier, et que nous prévoyons de parcourir du Nord (Khota Baru) au Sud (Mersing) avant notre remontée vers Malacca et Kuala Lumpur sur la côté opposée. Entre le Sud de la Thailande – aride, sec et nu – et la route que nous empruntons, le paysage change subitement. La route est très sauvage, nous traversons très peu de villes ou villages, mais nous serpentons au milieu d’immenses forêts tropicales abondantes et luxuriantes. Tout est vert, les lumières sont superbes, et nous sommes ravis de retrouver une végétation preservée!

Vie sauvage & Culture

Khota Baru nous semble loin, et alors que nous sommes entrain d’envisager un bivouac intérmédiaire, plusieurs voitures nous font des appels de phares prononcés, que nous avons du mal à interprêter … “Police? Check Point? Problème avec Nestor?”. La réponse est dans le virage, où nous tombons nez à nez avec une grosse dizaine d’éléphants sauvages!! Bien plus clairs que leurs copains thailandais, ils sont sur le bord de la route, paniqués, et barissent à notre arrivée! Surpris et émerveillés à la fois, on ne résiste pas à la tentation de s’arrêter au milieu de la route! Bien mal nous en a pris, les éléphants sont sur la défensive, reculent contre la montagne tout en nous faisant face, pris au piège entre une mini falaise et les glissières de sécurité de la route! Le grand Mâle fait quelques pas en avant de la Troupe, et barrit à notre intention dans une position qui ne présage aucun message amical! Nous redémarrons, et les éléphants déguerpissent en sens opposé, juste le temps pour nous de capturer l’instant magique :

P1030027P1030029P1030014

Quelle sensation! C’est la première fois que nous tombons sur des éléphants sauvages, et ce que nous en avaient dit les rangers thailandais et laotiens n’était guère rassurant. Intrépides et facilement agressifs, il faut rester très méfiant lorsqu’on les croise au risque de les voir vous charger. Malgré ce risque, cet instant presque magique nous marque tous!   Nous finissons par trouver un bivouac simple et nature au bord du lac Temenggor, où il nous faut tout de même déloger une bonne trentaine de macaques qui s’acharnent sur les poubelles du coin!

P1030016P1030017P1030018P1030021

Révéillés de bon matin, nous poursuivons notre route et atterrissons enfin à Kota Bharu, la plus grande cité du quart Nord Est, et haut lieu de l’islam malais. L’architecture est en effet très moyen-orientale, les immeubles, les malls veulent leur part des contes de mille et une nuit, et les authentiques Mc Donald ne sont pas en reste…

P1030031

Nous sommes immédiatement accostés par toutes les personnes que nous croisons, qui nous souhaitent la bienvenue dans leur pays et nous posent des questions sur nous et notre aventure. Les femmes sont toutes voilées mais arborent des voiles de toutes les couleurs et de tous les motifs. Ils sont également parfois ornés de broches ou de strass, qui en disent long sur la coquetterie des malaisiennes! Les hommes me serrent la main mais ne s’adressent quasiment jamais à Clotilde, de même que les femmes lui serrent à elle seule la main. Malgré nos différences culturelles évidentes, on se sent chaleureusement les bienvenues, les gens sont heureux de voir des touristes occidentaux, et il est vrai que nous n’en croiserons guère qu’une dizaine en 2 jours.

Nous déambulons dans les rues animées de la ville, bavardons à l’occasion, et visitons assidument le magnifique marché central où nous déjeunons dans le hall prévu à cet effet. Les principaux plats locaux sont à base de fried rice (nasi goreng) ou noodles (mee goreng), et agrémentés de poissons, poulet ou boeuf. Ils adorent également les petites brochettes en tout genre (les Satay), mais n’épicent pas autant leurs plats que les thailandais. Leurs repas sont quasiment systématiquement arrosés de Jus de Grenade glacé ou de Thé au Citron. Seul gros défaut de leur cuisine, la découpe du poulet, qui se fait tout à fait hasardeusement au hachoir et qui garantit à chaque morceau sont lot d’os.P1030039P1030038P1030034P1030042

Ne goutant que très peu au bivouac de ville, des habitants nous conseillent de rejoindre le bord de mer à “KBC”, à seulement 30 kilomètres du Centre. Nous nous retrouvons bien vite à destination, sur une croisette venteuse inondée de familles venues prendre l’air en fin de journée. Satay (les revoilà déjà) et Cerf-volants sont à l’honneur. Nous nous mettons rapidement aux couleurs locales jusqu’à la tombée de la nuit:P1030064P1030070P1030071

Mais comme le disait le philosophe ZeMaximusTripus, “Là où il y a la mer, il y a aura du Malaisien à la nuit”. En effet, quelque soit l’endroit où nous dormirons sur la côte est, nous n’aurons jamais une nuit de tranquilité totale… Lorsque les familles rentrent chez elles à la nuit, on dirait qu’elles passent le relais à toute sorte d’huluberlus nocturnes ;

  • Le pêcheur affairé ; souvent en groupe, très souriant et très bruyant, il passe plus de temps à installer ses lignes et sa glacière qu’à pêcher activement
  • Le néo-romantique tunning ; ramène souvent sa dulcinée à la nuit tombée dans une voiture rabaissée à néons bleus et au pot d’échappement douteux. 2 heures de contemplation de la ligne d’horizon, 35 cigarettes et puis s’en va.
  • La bande des 103 : groupe de “jeûnes” exclusivement masculins aux pétrolettes bruyantes qui viennent faire des tours au bord de l’eau sans jamais mettre pied à terre.
  • Le “Bob” (se dit de tout malaisien souffrant d’une légère surcharge pondérale) : se déplace également en pétrolette dont les jantes souffrent, et qui va et vient sans but précis
  • Les illuminé(e)s : équipée de 4 – 5 ami(e)s qui se disent que le lever du soleil mérite chaque jour un réveil aux aurores et une nuée de claquages de portières de voiture chère à l’adjudant chef Patoulacci.  

Bref, vous l’aurez compris, cette nuit au KBC comme les nombreuses qui suivront sur le bord de mer ne seront pas synonyme de quiétude, à part au tout petit matin…

P1030077P1030080P1030082P1030083

Notre journée du lendemain sera dediée aux différentes activités culturelles de la ville de Khota Baru, et après le demi-million de temples bouddhistes visités sur les 3 derniers mois, les musées et mosquées font souffler un vent de fraicheur sur notre voyage!P1030092P1030090P1030095P1030094P1030088P1030086P1030098

Nous redécouvrons aussi avec plaisir ces grandes cantines populaires où l’on partage les plats sur de grandes tablées en plein air. Elles sont partout et souvent dans des lieux atypiques comme celle-ci, sous les ateliers d’artisans de Khota Baru.P1030096

2 à 3 fois par semaine, le centre culturel de la ville propose une démonstration publique de différents arts traditionnels de la région, dont la musique, les arts martiaux ou encore la fabrication artisanale de cerf-volants. Ce ne sont que des bénévoles habités par l’envie de partager leurs origines avec d’autres cultures, et nous passons notre après-midi à découvrir et s’éssayer aux différentes disciplines.P1030044P1030053P1030058 (1)P1030059P1030063

Nous reprenons ensuite notre route pour le sud, en direction de kuala besut, d’où nous partirons à la découverte des iles perenthians sitôt notre dernière amie visiteuse, Violette, arrivée. Celà nous laisse encore quelques jours, que nous mettons à profit pour outre-passer les adresses du Routard, et nous laisser guider par les locaux.

Ainsi, sur recommandations diverses et mulitples, nous passerons plusieurs jours sur le bord de l’eau à Bukit Keluang, à profiter des multiples activités que l’endroit propose :

P1030123P1030135

Activités de plages :

P1030211P1030129P1030107P1030116P1030208

Petite randonnée sur les falaises …P1030147P1030146P1030148P1030152P1030153

Aider les fangios qui ont cru leur 4×4 capable de faire le dakar, …et à se faire aider pour avoir pris Nestor pour un 4×4…P1030137P1030142P1030138

Toujours sur les conseils de malaisiens croisés au hasard, nous partons ensuite visiter le seul parc national du coin abritant notamment de grandes chutes d’eau, et où l’eau est enfin rafraichissante!

Nous y faisons la rencontre de l’étonnant Faüzi, jeune malaisien qui tient absolument à nous amener chez ses amis et employeurs à quelques kilomètres du Parc. P1030164

L’immersion malaise !

Intrigués, nous le suivons et faisons la rencontre d’une famille assez aisée de la région, extrêmement accueillante, avec qui nous allons partager 24 heures hors du commun. Famille de 5 enfants où le Père a manifestement réussi dans les affaires, ils ont plusieurs maisons dans le village où nous arrivons, un hôtel et des petits restaurants. Leur immense maison est toute neuve, et leur jardin est un joyeux mélange de bassins à poissons, de poulaillers, de ruches ou encore de cages à oiseaux. Nous passons toute notre journée et soirée avec toute la famille, à échanger sur nos cultures respectives, nos quotidiens, nos activités, nos plats préférés… On est à nouveau impressionné par leur sens de l’accueil, leur chaleur, leur curiosité et leur joie de vivre.  

Une soirée parfaitement authentique, loin très loin des sentiers battus.P1030168P1030172P1030176

Le lendemain, la famille nous invite à partager leur petit dejeuner gargantuesque alors que nous sortons du nôtre… De peur de les froisser, nous goutons à leurs soupes de fruits de mers, leurs poissons grillés, leurs riz préparés … Un festival de gastronomie à 10 h du matin.P1030184P1030181P1030186

Nous sommes Vendredi, jour chômé dans cette région, et ils insistent pour que nous allions tous dans leur lieu préféré ; les sources d’eaux chaude de La Hot Spring. Ni une ni deux, nous embarquons pas moins de 11 personnes dans Nestor et filons nous ressourcer.P1030197

Le site est étonnant, exclusivement fréquenté par des malaisiens en week-end, et présente différents lacs naturels dont l’eau est à différentes températures. Le plus chaud est entre 40 et 45°, et nous mettrons un certain temps à réussir la baignade!P1030199

Après quelques heures de baignades (tout habillés – culture oblige) et de franches rigolades, nous mettons un terme à notre parenthèse d’immersion, et quittons la famille qui nous aura beauoup apporté en si peu de temps! Terima Kasih!

Il est désormais temps pour nous de filer à l’aéroport chercher notre invitée Violette, et la ramener à proximité de la jeté, dont nous partons demain pous les iles perenthians.P1030221P1030220P1030301

Corail, Tortue et Pointe Noire

Débute alors l’une des plus belles destinations maritimes de notre voyage, les très célèbres iles perenthians, où le parc national est immensément riche et très preservé. C’est un haut lieu de tourisme asiatique, mais nous y arrivons en semaine pour 5 jours, ce qui nous permet d’y éviter le gros des troupes qui viennent y passer leurs week-end.P1030235P1030225

Sable blanc, eau limpide, coraux multicolores, les ingrédients de l’ile de rêve sont au rendez-vous. Nous nous mettons tranquillement à l’heure locale, et passons l’essentiel de notre séjour sur la “petite ile”, nichés dans des bungalows tout confort sur le bord de la plage. Baignades multiples, snorkeling, jungle trek, bouquinage, foot constituent nos principales activités. P1030244P1030249P1030239P1030250P1030227P1030228P1030231P1030234

Les plages sont certes magnifiques, mais les fonds (et la faune) marins encore plus.

Nous nous lançons dans une excursion en bateau qui va nous permettre à tous de nager à tour de rôle et à plusieurs reprises avec d’immenses tortues (carapaces de plus d’un mètre), et de requins pointes noires (jusqu’à 1,50m de long). L’appréhension est la même pour tous à l’approche des requins, mais même Jospéhine se jette à l’eau et ne tremble pas lorsqu’un gros pointe noire curieux vient pointer son museau à moins de 3 mètres de nous… Sensations fortes garanties!  photo 2 (2)DCIM100GOPROGOPR0894.DCIM100GOPROGOPR0896.DCIM100GOPROGOPR0912.DCIM100GOPROGOPR0916.DCIM100GOPROGOPR0917.DCIM100GOPROGOPR0923.DCIM100GOPROGOPR0941.

Curieux jusqu’au bout, nous décidons de terminer notre séjour tout au nord de la “Petite Ile”, dans un hotel de backpackeurs réputé pour son isolement le plus total ; le D’Lagoon. On y découvre un endroit encore plus nature, ou des petits trecks dans la jungle (15 et 45 minutes), nous permettent d’atterrir dans des criques totalement désertes, où les fonds sont encore plus préservés. Dans l’une d’entre elle, Maxime, 5 ans, pataugeant en masque et tuba à 2 mètres du bord de la plage, me dira sur son ton le plus laconique : “Tiens Papa, il y a un requin qui vient de passer à 20 centimètres de moi!”. Croyant à la blague, je jette un oeil sous l’eau, et apperçois 2 pointes noires de 80 cm à quelques centimètres de nous! Passé l’éffroi, nous allons en effet suivre pendant quelques minutes le balai de ces 2 exacts répliques miniatures des grands blancs, pas farouches pour un sou! Une magnifique façon pour nous de clore ces 5 jours dans une des plus belles îles qui nous ait été donné de voir!P1030299P1030297P1030273P1030293P1030261P1030255P1030256P1030258P1030284P1030259  Revenus à terre, une seule idée nous anime tous, retourner aussi vite que possible sur une nouvelle ile! Ce sera chose faite 2 jours plus tard, mais entre temps, nous faisons escale dans le chef de lieu de la région de Terengganu … Kuala Terengganu. La ville est – comme partout en Malaisie – très cosmopolite, ce qui saute aux yeux dès notre visite du marché plein d’effervescence et de senteurs de toutes origines.P1030337P1030339P1030341P1030340P1030315P1030312P1030307P1030310P1030313

On nous a beaucoup parlé du quartier chinois, dont il ne reste malheureusement qu’une seule rue, mais elle est fantastiquement conservée avec ses maisons typiques et ses artistes de rues.P1030303P1030306P1030317P1030318P1030319P1030320P1030321P1030322P1030324P1030325P1030326P1030330P1030331

C’est encore sous le charme de ce quartier étonnant, que nous avalons les 20 kilomètres nous séparant de Marang, ville de départ pour notre nouvelle ile, Kapas. Toute petite comparée aux perenthians, elle est beaucoup plus sauvage et deserte. L’eau y est toute aussi claire, mais les fonds moins riches. Pour autant, toute l’ambiance de l’île est concentrée sur la plage où nous sommes, et nous passons à nouveau 3 très superbes journées entre kayak, foot, rencontres et bons restaurants.photo 5 (8)photo 1 (8)photo 3 (9)photo 1 (6)photo 4 (6)photo 5 (5)DCIM100GOPROGOPR1008.DCIM100GOPROGOPR1002.DCIM100GOPROGOPR1001.DCIM100GOPROGOPR1000.DCIM100GOPROGOPR0996.DCIM100GOPROGOPR0995.DCIM100GOPROGOPR0994.DCIM100GOPROGOPR0981.

Tout juste rentrés à terre, nous reprenons immédiatement la route en direction de l’immense parc national du Taman Negara, abritant une forêt rare datant de 130 millions d’années. La distance nous en séparant étant un peu ambitieuse pour une seule journée, nous faisons à étape à Cherating, haut lieu du surf malais et premier club med asiatique!P1030357P1030349P1030351P1030352P1030355 (1)

Nous y faisons la rencontre de la famille Boucheron, partis en backpackeurs de France depuis le mois de Novembre. Nous leur proposons de les embarquer pour le Taman Negara, après avoir fait escale sur la plage du Club Med et son centre de rehabilitation de tortues.

P1030363P1030359P1030358P1030364P1030365P1030366

La Jungle, la vraie.

Au bout de quelques heures d’une magnifique route coupant au milieu des forêts de palmiers, nous atteignons le village de Kuala Tahan à la tombée de la nuit, principal porte d’entrée du giga parc national. Après un rapide tour des boutiques d’informations, nous organisons nos 2 journées autour d’un trek de 4 à 5 heures dans la jungle, et une excursion en bateau plus en amont, à destination d’un village reclu d’Orang Asli (ethnie habitant cette jungle depuis toujours).

La plupart des aventuriers voulant découvrir en profondeur la jungle viennent ici pour un trek de 8 à 9 jours en moyenne, et parcourent près de 100km en pleine brousse. C’est bien sur chose impossible pour nous avec nos enfants, mais nous voulons malgré tout nous offrir un brin de découverte de ce lieu rare.

P1030417

Pour pénétrer dans le parc, il vous suffit de traverser la rivière en bateau, et vous arrivez dans un resort qui constitue l’entrée officielle! Notre trek ne fait que 6/7 km mais les côtes et les températures sont assez sévères. En plus, nous avons décidé de faire une boucle dont une moitié est quasiment inempruntée, une bonne façon de “vivre” la jungle et de tâcher d’y entendre la faune! Ce trek permet également d’emprunter le célèbre Canopi Walkway, plus grand pont suspendu du monde atteignant parfois l’altitude de 80 mètres au-dessus du sol!P1030415P1030413P1030412P1030371P1030372P1030385P1030378P1030384P1030380P1030388

Sans surprise, la jungle est incroyablement dense, et on sent que les traces de l’homme (marches en bois, cordes, petites constructions) sont bien vite effacées par la nature qui reprend ses droits.

Les enfants Boucheron et les nôtres sont enthousiastes et avalent ces près de 5 heures de marche sans faiblir. Même l’immense bruissement provoqué par un animal sauvage (gros singe? Varan? Félin?) que l’on entend à quelques mètres de nous pendant le déjeuner, ne les effraiera pas plus! P1030390P1030391P1030408P1030405P1030400P1030370P1030394P1030395P1030403 Malgré la fatigue importante de la journée, nous sommes le 12 mai, et notre Joséphine a aujourd’hui 4 ans! Nous ayant bien expliqué toute la journée qu’elle n’aurait 4 ans qu’au moment de soufler ses bougies, le grand moment arrive enfin, accompagné de sa commande spéciale: Burger & Jus de Pomme! Grâce à Violette la messagère, nos familles lui ont fait parvenir des cadeaux et c’est un anniversaire comme un autre pour elle, au milieu de la jungle, et à quelques 10 000 kilomètres de chez nous!P1030423P1030427P1030428P1030430P1030432P1030436

 

Après une longue et profonde nuit de sommeil bien meritée, nous rejoignons notre bateau loué pour la journée, pour remonter la forêt plus en amont. Bien que le niveau de l’eau soit très bas, quelques passages sont agités, et nous arrivons enfin dans un des villages des Orang Asli.

Nous ne connaissons que très peu cette ethnie et nous n’en apprendrons malheureusement pas beaucoup plus pendant cette visite. Leur peau est beaucoup plus foncée que les malaisiens, et ils habitent sur les hauteurs da la rivière dans des huttes aux toits de feuillages. Pour peu, on pourrait se croire au coeur de l’Afrique centrale. Nous ne croisons pas grand monde, les habitants sont absents ou abrités chez eux. Les rares jeunes filles que nous croisons sont vêtues de sortes de robes en tissu, dont le magnifique motif semble être typiquement malais. Les enfants, nombreux, se baignent dans la rivière, et c’est un peu déçu de notre visite que nous nous joignons à eux dans l’eau boueuse de la Jungle!!

Malgré tout, celà ne nous empêchera pas de nous arrêter sur un bord de jungle totalement désert pour partager notre déjeuner et se prendre pour Robinson Crusoé.P1030446P1030447P1030448P1030452P1030457P1030458P1030459P1030456P1030453P1030461

 

A notre retour s’achève déjà notre découverte du majestueux Taman Negara. Même si nous aurions certainement aimé partir quelques jours en trek, nous sommes contents de notre escapade ici, et avons malgré tout le sentiment de s’être immergés dans un endroit rare. La Jungle est immense, les arbres infinis, et l’ambiance très différente des autres endroits que nous avons vu en Malaisie.

Une nouvelle page se tourne dans notre aventure, nous déposons Violette pour la plus grande tristesse des enfants et des parents qui repart pour Kuala puis Paris. C’est notre dernière visiteuse avant que nous ne renvoyions Nestor en France. Nous déposons également la famille Boucheron qui repart vers les Kapas au Nord, alors que nous continuons notre route vers le Sud.

Nous sommes le Samedi 14 mai 2016, notre dernière étape de la côte Est sera l’ile Tioman avant l’inexorable remontée vers Kuala Lumpur via Melacca.

A très bientôt,

Ze Great Trip

 

8 réflexions sur “Malaisie II – 1: Côte Est!

  1. Christophe et Caroline

    Hé Salut la famille aventurière ! Quel bonheur de lire votre Blog ! On en profite pour vous remercier pour ces 2 jours passés avec vous et Violette ! Nous venons juste de retrouver notre super climat en France ! On vs souhaite plein de bonheur pour la suite de votre aventure sans Nestor…

    1. C’est vous les vrais aventuriers ! On commence tout juste à voyager en sac à dos comme vous, et ça fait bien travailler nos jambes 😃. 3 jours que nous sommes à Hanoï, on comprend mieux votre coup de coeur pour le Vietnam,l’ambiance est géniale. Je vous réponds du train de nuit, direction sapa ! Profitez bien du confort, des potes et de la familles, et peut être à un de ces 4 en France ! Des bises de nous 5

  2. Doazan philippe

    Merveilleuse aventure. Joyeux anniversaire a Joséphine .
    Nous penserons a vous A Lovina.
    Bisous a tous les cinq.
    Denyse et Philippe.

    1. Josyane Hervelin

      Quelle merveilleuse et passionnante aventure !
      Bravo pour ces intéressants récits et ces photos magnifiques !
      Vous avez l’air tous les cinq en super forme !
      Bises.
      Josyane et Michel

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s